OBAMA mettra fin à la politique de la PEURobamafrance.blogspot.com
Au lendemain des attentats du 11 Septembre, l’Administration Bush a décidé avec l’approbation du Congrès de s’attaquer aux Talibans et aux bases d’Al-Qaida en Afghanistan. Alors que les théoriciens en vogue de l’équipe Bush avait théorisé une politique étrangère plus modeste et contre toute velléité de « nation building » (comme critique indirecte de ce que l’Administration Clinton avait entrepris dans l’ex-Yougoslavie et dans les négociations de paix au Proche-Orient pour la création d’un Etat palestinien). Une politique étrangère moins arrogante devait permettre un recentrage sur les questions intérieures.
Le séisme du 11 Septembre a balayé en quelques jours ce positionnement et a permis aux néo- conservateurs proches de l’équipe Bush de saisir cette opportunité pour déclarer une guerre sans fin contre les Etats voyous sponsorisant le terrorisme et produisant/utilisant des armes de destruction massive. La peur est devenue en quelques jours, le pilier central de ce qui allait devenir la marque de fabrique d’une présidence Bush à la recherche d’une ligne directrice idéologique. Qu’il s’agisse du très critiqué "Patriotic Act" ou du processus incroyable conduisant à la désastreuse aventure irakienne en 2003, la peur, imprégnée de l’émotion extraordinaire créée par la catastrophe du 11 Septembre, a été systématiquement utilisée par l’équipe Bush pour atteindre des objectifs bellicistes et électoralistes. Malgré l’opposition ferme des pays Européens et des Nations-Unis, les Etats-Unis allaient s’engager dans une guerre qui aura coûté au moins 2 trillions de dollars et la vie des dizaines de milliers d’irakiens et plus de 3 milles soldats américains. Le risque terroriste est sans commune mesure avec la période précédant cette guerre. Cette guerre est devenue une énorme caisse de résonance facilitant le recrutement et l’endoctrinement de nouveaux réseaux terroristes et la propagation d’un phénomène métastatique faisant vaciller les gouvernements autoritaires et instables des pays du Moyen et du Proche-Orient, du Pakistan et de l’Afrique. L’image des Etats-Unis dans le monde n’a jamais été aussi mauvaise et Al-Qaida est plus puissant que jamais.
L’autre élément important dont il faut se souvenir est la politique conduite par Bill Clinton entre les 2 guerres d’Irak. Avec les bombardements systématiques et l’embargo imposé par les sanctions suite à la première guerre, le pays a été brisé (famine, mortalité infantile record, répression féroce contre les kurdes et les chiites). Il est difficile de refaire l’histoire mais avec du recul, il est possible d’affirmer que Sadam Hussein n’était pas pire dictateur que d’autres pays dans la région et surtout l’Irak ne constituait pas une menace imminente contre les intérêts vitaux des Etats-Unis. La guerre de Bush a été un prolongement naturel de la politique conduite par Bill Clinton pendant les années 90.
Barack Obama martèle qu’il faut non seulement arrêter cette guerre désastreuse en retirant tous les soldats américains au plus tard en 2009 et affirmer clairement que les Etats-Unis ne maintiendront aucune base militaire permanente en Irak mais qu’il faut stopper l’emprise de la peur comme un outil démagogique et d’influence pour aboutir à des fins géopolitiques et pour gagner des élections sur le plan intérieur (comme l’incroyable réélection de Bush en 2004 malgré son bilan catastrophique en Irak).
Barack Obama contrairement à Hillary Clinton s’est opposé à la guerre en Irak dès le début. Hillary Clinton a en effet voté en faveur d’une loi permettant au Président Bush de conduire une action militaire en Irak.
Barack Obama sera plus crédible face à John Mc-Cain par le contraste des politiques proposées pour le futur (sortie de guerre pour l’un, y rester 100 ans s’il le faut pour gagner la guerre pour l’autre) et le positionnement des candidats dans le passé (les Républicains attaqueraient violemment la position « flip flop » de Clinton comme ils l’ont si bien fait contre John Kerry en 2004).
Plus d’informations sur les choix en matière de politique étrangère de Barack Obama peuvent être trouvées à cette adresse :
http://my.barackobama.com/page/community/post/sarahramey/C4Wx
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2 commentaires:
La volonté y est mais entre ce qu'il dit et ce qu'il fera ...
Je ne crois pas qu il s agit juste de parler...il est different. Il est sincere et je suis sure qu il fera ce qu il dit. Yes, he can!!!We just have to believe him and hope for the best.
I am so excited about what's happening here in the US. People tell me they are just feeling better overall because of the wave of Hope and Change they see for their future...
Talk to you soon!
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